Synergie monadique ouvre en libre accès un espace transdisciplinaire de convergence artistique où dialoguent musiciens, poètes, danseurs, plasticiens et penseurs de tout crin. Les groupements ainsi formés partagent leur travail collectif à travers des performances à durée variable, qui sont appelées des « propositions ».

Une méthodologie est mise en place pour que chaque proposition conjoigne d’une part des éléments fixés précédemment, et surtout, d’autre part, un dispositif inédit. Ainsi est assurée une certaine organicité de l’œuvre, qui permet à la synergie de se déployer dans le temps de manière quasi-darwinienne.

Toujours attentif au paysage institutionnel et sociologique dans lequel il évolue d’étape en étape, le collectif s’attache à moduler ses interventions et collaborations selon son intelligence de l’in situ.

L’opération artistique ne se joue pas seulement sur le plan sensoriel, mais aussi au niveau « noétique », c’est à dire qu’elle porte aussi bien sur la matière que sur la vie de l’esprit. Ainsi, en sus d’un travail sur la plasticité musicale, visuelle et spatiale, c’est aussi une refonte des pratiques catégorielles, attentionnelles et esthétiques qui est suggérée par le projet.

Le pari de la synergie serait précisément d’échafauder culturellement la passerelle entre l’objectif et le subjectif, entre le technique et le religieux, entre le dicible et le pensable.